Le fétichisme : une déviation sexuelle mineure

Loin d’être considéré comme un trouble psychologique, le fétichisme est plutôt vu comme un phénomène de mode depuis le XXe siècle. Un traitement s’annonce nécessaire lorsque le fétichiste adopte un comportement anormal dans la société.

Le fétichisme : de quoi s’agit-il ?

Le fétichisme, appelé aussi fétichisme sexuel, se définit en psychologie et en sexologie comme l’assouvissement des désirs sexuels via des objets ou certaines parties du corps. Pour le fétichiste, un objet ou une partie du corps est à même de se substituer à l’organe sexuel du partenaire. Avant Sigmund Freud, Alfred Binet est un des premiers à avoir utilisé ce terme dans un sens sexologique au XIXe siècle. Le fétichisme peut porter sur des objets comme les gants, les talons aiguilles ou encore le fouet. Il peut aussi concerner une partie du corps comme les seins et les pieds. Il peut encore porter sur des matières à l’instar du latex, de la résille ou du cuir.

Le fétichisme : les causes

Pour Freud le fétichisme est causé par l’angoisse de la castration chez le garçon. En découvrant durant son enfance que les femmes n’ont pas de pénis, le garçon fera une fixation sur un objet inanimé. Cet objet lui servira plus tard pour assouvir ses désirs sexuels. Les causes du fétichisme chez la femme sont cependant difficiles à cerner. Les thérapeutes s’accordent seulement à dire que le phénomène est lié à un traumatisme survenu durant l’enfance ou l’adolescence.

Le fétichisme : le traitement

En ne citant que des films promouvant l’accoutrement fétichiste comme « Matrix » de 1999 ou « Cat Woman » en 2004, le fétichisme est devenu un phénomène de mode depuis le XXe siècle. Etant considéré comme une déviation mineure, le fétichisme ne nécessite pas vraiment un traitement sauf si le phénomène perturbe la vie sociale et professionnelle de l’individu. Comme traitement, le thérapeute peut utiliser une thérapie cognitive visant à changer le comportement du patient. Il peut également psychanalyser le patient afin de mettre à jour ses souffrances refoulées depuis sa plus tendre enfance.

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